Un parcours...

   

Geneviève Chuzel se passionne pour toutes les esthétiques de danses en général et plus spécialement pour les danses populaires issues des régions françaises avec des incursions dans des pays étrangers tels que Suède, Angleterre, Ecosse et les pays des Balkans. Elle porte un intérêt particulier aux questions relatives à l'histoire, la place de la danse dans la vie sociale, les sources écrites, l'enquête de terrain, l'enseignement. 

Formée en danse traditionnelle auprès de l'Atelier de la Danse Populaire (ADP - Paris), elle suit l'enseignement d'instructeurs tels que Naïk Raviart, Yvon Guilcher, Mône Guilcher, Christian Cuesta, Michèle Champseix. Elle a également participé à des sessions de formation auprès de la Royal Scottish Country Dance Society (R.S.C.D.S. - Edinburgh - Écosse) sur la contredanse écossaise, avec Pierre Panis sur les bourrées en Berry, avec des danseurs des pays des Balkans dans le cadre de la communauté serbo-croate à Grenoble... 

À l'initiative du Musée Dauphinois et du Centre Alpin et Rhodanien d'Ethnologie, Patrick Mazellier et Geneviève Chuzel réalisent un travail d'enquête et de recherches historiques portant sur une danse régionale, "le rigodon", dans le Trièves. Celui-ci a fait l'objet d'un article paru dans l'ouvrage Patrimoine en Trièves (1997) (voir interview par le CMTRA dans la rubrique Liens de sa page Bibliographie)

Lors des 8èmes Nuits Blanches de la Danse contemporaine en 1997, à Grenoble, organisées par la Compagnie des Mutins, elle a mis en espace, à partir de chorégraphies populaires une
pièce intitulée « Petites histoires à voir et à écouter » avec des danseurs et musiciens de l'ADAEP.

[... jalonné de rencontres ...]
Outre la complicité humaine et la confiance, de la rencontre avec les musiciens du collectif grenoblois Mustradem, s'est engagée une véritable réflexion autour de leurs pratiques respectives, de l'importance du mouvement dans son rapport à la musique, des lieux et de l'évolution de la pratique, de l'enseignement... 

De ces échanges, sont nés des projets, allant de la participation à des stages en France et à l'étranger, à la création d'un concept de bal "Parfum de danses", empruntant les musiques populaires des différentes communautés qui peuplent l'Europe des Balkans avec la formation Obsession Quintet. Après avoir été « auditeur » du concert, le public participe à un spectacle vivant, il est invité à devenir « acteur » de la danse, mené par Geneviève Chuzel.

La confrontation aux problématiques de l'enquête de terrain, le questionnement que celle-ci a généré, a contribué à créer des liens forts avec Alice Joisten. L'accès à ses archives documentaires personnelles, ainsi que la consultation des archives sonores du fonds Charles Joisten déposé au Musée Dauphinois a apporté un regard plus aguerri à son travail sur les sources. Sa réflexion est nourrie des travaux d'Hélène et Jean Michel Guilcher sur les traditions populaires. Ces deux chercheurs ont mené durant plus de 20 ans des enquêtes dans différentes régions et ont apporté une analyse précise et minutieuse des milieux paysans. Ils se sont intéressés au fonctionnement de la tradition, à la transformation et à la circulation des répertoires dans le temps et l'espace nous donnant ainsi à comprendre, quelques 40 ans d'histoire de la danse.

Par leurs ouvrages et articles, par leur enseignement pertinent dans la recherche du geste le plus juste et le plus pur, par leurs témoignages, Naîk Raviart et Yvon Guilcher participent à son éducation culturelle de la danse et nourrissent sa pratique.


[... et de pratiques diverses ...]
telles que le lindy hop et le rock.
(et la dentelle...)

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 Geneviève CHUZEL 


Geneviève Chuzel - fandango